Les textes de la messe
DIMANCHE 3 MAI 2026
5ème Dimanche de Pâques
Année A - Couleur liturgique :Blanc
1ère Lecture : Livre des Actes des Apôtres ( 6, 1-7)
"Ils choisirent sept hommes remplis de l'Esprit Saint"
Psaume 32
" Que ton amour, Seigneur, soit sur nous comme notre espoir est en toi."
2ème Lecture : 1ère Lettre de Pierre (2, 4-9)
"Vous êtes retournés vers le berger de vos âmes"
Évangile : Jean (14, 1-12)
" Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie"

Père Mickaël LE NEZET
Curé de l'ensemble pastoral
« Montre nous le père et cela nous suffit. »
Voilà quelques temps que Thomas chemine avec le Christ, assez pour avoir le désir de voir Dieu, d’entrer en communion avec lui, de percevoir que c’est véritablement là que se trouve le vrai bonheur. Benoît XVI écrivait à ce sujet : « Rappelons le but auquel doit tendre notre vie : rencontrer Jésus comme Philippe le rencontra, en cherchant à voir en lui, Dieu lui-même, le Père céleste. Si cet engagement venait à manquer, nous serions toujours renvoyés uniquement à nous-mêmes comme dans un miroir, et nous serions toujours plus seuls ! Philippe, en revanche, nous enseigne à nous laisser conquérir par Jésus, à être avec lui, et à inviter également les autres à partager cette indispensable compagnie. Et, en voyant, en trouvant Dieu, trouver la vie véritable. » Trouver la vie véritable c’est bien cela qui nous est promis par le Seigneur. Et Jésus nous le confirme en nous assurant qu’il part nous préparer une place. Ainsi mes amis, il y a une demeure préparée pour nous. Et notre demeure c’est en Dieu le père qu’elle se trouve. « J’ai demandé une chose au Seigneur, la seule que je cherche, habiter la maison Seigneur tous les jours de ma vie. » (Ps 26, 4-5) Dans cette demeure règne toujours la paix, la joie, la sérénité, la confiance, l’amour. Comme il est bon de savoir que cette demeure existe, un peu comme une maison de vacances où il fait bon se poser et se reposer pour reprendre des forces. Cette maison, cette demeure où il fait bon s’arrêter et où nous pouvons nous retrouver c’est à dire être pleinement nous-mêmes, c’est vraiment en Dieu qu’elle se trouve. « Je n’ai de repos qu’en Dieu seul, mon espoir vient de lui » écrit saint Augustin.
Mais comment accéder à cette demeure ? Ou trouver la clé pour y entrer ? « Moi je suis le chemin, la vérité et la vie personne ne va vers le Père sans passer par moi » nous dit Jésus. Ainsi, nous savons le chemin qui y conduit, la clé qui nous ouvre la porte, c’est Jésus Christ lui-même. Saint Pierre nous y invite dans la deuxième lecture : « approchez-vous du Seigneur Jésus :il est la pierre vivante rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse devant Dieu. »
Passer par Jésus cela signifie entrer dans une relation filiale avec Dieu notre Père. Et entrer dans une telle relation c’est choisir de vivre chaque instant de nos vies, comme Jésus, le cœur attaché au Seigneur Dieu. Dans les moments heureux ne jamais oublier de le remercier, de lui rendre-grâce et dans les moments plus éprouvants, dans les moments plus incertains, se jeter dans les bras du Père, tel l’enfant dans les bras de ses parents, avec une grande confiance. « Le jour où j'ai peur, je prends appui sur toi. Sur Dieu dont j'exalte la parole, sur Dieu, je prends appui : plus rien ne me fait peur ! » Ps 55, 4-5 La foi à laquelle nous sommes appelés n’est pas de l’ordre du sentiment car nous le savons bien, nos sentiments vont et viennent. Les sentiments ne doivent pas contrôler la foi mais c’est la foi qui doit contrôler nos sentiments. Car si la foi n’est que de l’ordre du sentiment il est fort à parier que tôt ou tard nous perdrons courage. Il s’agit au contraire de décider désormais de vivre chaque instant avec la certitude que Dieu est à l’œuvre, que Dieu est proche, que Dieu veille et même si parfois tel ou tel événement pourrait nous en faire douter. Il s’agit de décider de croire que le Seigneur est vraiment vivant à nos côtés. Oui, plus rien ne me fait peur, puisque je suis en Dieu, le Père qui m’aime et veut pour moi le meilleur. Je suis ainsi pour toujours dans la main de Dieu. Et celui qui croit ainsi dit Jésus fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes ! Entrer dans une telle relation filiale, c’est alors, comme Jésus, tout recevoir de Dieu notre Père. A chaque instant lui demander son éclairage, son aide par la puissance de l’Esprit Saint. « Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres » dit encore Jésus à ses disciples. Ce n’est plus tant ma volonté qui compte mais bien celle de Dieu.
Mais passer par Jésus c’est avancer aussi sur ce chemin déroutant de la croix. Jésus y fait allusion au début de l’évangile de ce jour : « Pour aller où je vais, vous savez le chemin ». Jésus se dirige vers la gloire que lui donnera son Père, à travers l’humiliation de la croix. Et tout au long de son ministère public, la perspective de la croix ne quittera pas Jésus. Ce chemin qui mène à la Croix nous met à l’abri d’une vision mondaine de ce que devrait être la vie uniquement fondée sur le pouvoir, l’avoir, la puissance. Mais ce chemin qui mène à la croix nous met aussi à l’abri du découragement qui peut naître devant les échecs et les épreuves que nous traversons. La logique de la croix de Jésus, c’est la logique du sortir de soi-même pour se donner. C’est la logique de l’amour jour après jour, modestement, humblement, simplement, fidèlement. Cette logique-là nous sort du paraître, du chacun pour soi, du soupçon et du calcul. Cette logique que le Christ nous propose est l’assurance d’être en vérité avec nous-même, avec les autres et avec Dieu et ainsi de demeurer dans la paix que Dieu seul peut nous donner.
Demandons au Seigneur la grâce ainsi de suivre Celui qui est le Chemin, la Vérité et la Vie. Amen
P. Mickaël
Père Michel COTTEREAU
Prêtre coopérateur
« Dans la maison de mon Père ».
Après la porte des brebis, Jésus nous dit qu’il est le Chemin. Il n’a cessé de prendre des images pour tirer entre son humanité (vrai homme) et sa divinité (vrai Dieu) un trait d’union comme un passage permanent possible. Je garde dans cet Évangile et pour aujourd’hui l’image de la maison.
Une maison qui nous relie à l’histoire, une maison qui nous lie au temps qui passe, une maison qui nous lie à l’avenir.
Une maison qui nous lie à l'histoire
Elles sont nombreuses les maisons que nous connaissons, celle de notre enfance, celle du temps qui passe et qui nous relie à l’histoire d’une famille. Histoires heureuses, parfois douloureuses, histoire du quotidien de ce qui nous semble la banalité des jours. Mais Dans la maison du Père nous avons une demeure : celle du cœur de Dieu et chacun y a sa place. Notre vie en Église est l’annonce de cette vie en Dieu. Nous nous enracinons ainsi dans l’histoire du Peuple de Dieu un peuple appelé à passer des ténèbres à l’admirable lumière du Christ ressuscité.
Une maison qui nous lie au temps
Le temps fait son œuvre sur les maisons. Le temps fait son œuvre sur notre histoire, sur notre vie. Nous savons que nos maisons sont à entretenir et que cela représente un budget. Nous avons à entretenir, à restaurer. Le Concile Vatican II a été cette œuvre de restauration pour un mieux vivre ensemble au cœur du monde, au cœur des joies des tristesses, des angoisses des hommes de notre temps. Cette œuvre de restauration est permanente et demande notre adhésion de chaque jour, c’est ça la tradition
Une maison qui nous lie à l'avenir
Nous sommes en reconstruction permanente et la maison de Dieu ne cesse de répondre aux attentes des hommes d’aujourd’hui. Nous ne pouvons que construire sur du solide, sur le Christ pierre angulaire. Mais il y a une chose qui est certaine, c’est que nous ne sommes pas propriétaires, mais bien locataires d’une maison qui nous est « prêtée ». L’Église d’aujourd’hui nous renvoie à la Jérusalem céleste où Dieu nous prépare une place. Dans la maison de famille chacun a sa place.Car l’Eglise a une richesse. Elle est composée de différents courants spirituels où chacun peut trouver sa place. Mais elle a une pauvreté, c’est quand un courant veut imposer sa vue à tous.
L’histoire, le temps, l’avenir nous ouvrent à l’inattendu de Dieu ;
Nous tissons donc aujourd’hui ce trait d’union qui fait l’unité de notre personne, une personne en relation avec Dieu et avec nos frères.
Tissons frères et sœurs ces liens de l’invisible devenant ainsi le Corps du Christ et le temple de l’Esprit-Saint.
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