Interview de Mgr.Bozo - Les nominations dans le Diocèse
Les textes de la messe
DIMANCHE 17 MAI 2026
7ème dimanche de Pâques
Année A - Couleur liturgique :Blanc
1ère Lecture : Livre des Actes des Apôtres ( 1, 12-14)
"Tous d'un même coeur, étaient assidus à la prière"
Psaume 26
" J'en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur sur la terre des vivants."
2ème Lecture : Lettre de Pierre (4, 13-16)
"Si l'on vous insulte pour le nom du Christ, heureux êtes vous"
Évangile : Jean (17, 1b-11a)
" Père glorifie ton fils"

Homélie
Père Mickaël LE NEZET
Curé de l'ensemble pastoral
Les apôtres, comme cela leur avait été demandé par Jésus, se retrouvent tous ensemble avec quelques femmes dans la chambre haute écrit saint Luc, c’est-à-dire au Cénacle, là où ils se tiennent habituellement.
Ils attendent l’Esprit Saint promis par Jésus. Nous savons que ce temps qu’ils vivent est marqué par la peur et l’angoisse d’être arrêtés par les autorités. C’est ainsi qu’il nous sera dit au jour de la Pentecôte qu’ils sont enfermés par peur des juifs. Ce qui est touchant et interpellant c’est que dans ce contexte d’angoisse, de peur et d’incertitude, saint Luc nous dit que les disciples sont unis, qu’ils ne font qu’un et qu’ils demeurent dans l’attente en priant ensemble d’un même cœur. « Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière. » Ainsi, face au péril de la persécution, la communauté ne cherche pas à savoir comment réagir, comment faire, mais elle se met à prier. Et ce qui caractérise cette prière, c’est que c’est une prière commune, de toute l’Eglise. Cette prière consolide l’unité. (Benoit XVI) Dans l’attente de ce qui pourrait advenir et dans l’attente de la réalisation de la promesse faite par le Seigneur, les apôtres ne restent pas passifs. Ils ne se laissent pas abattre mais ils sont unis par une action confiante de prière et par une communion effective. Et c’est ainsi alors qu’ils sont disposés à accueillir l’Esprit Saint et que sont réunis les conditions nécessaires pour que l’Esprit Saint agisse en eux et par eux. C’est ce que nous lisons dans le livre des Actes des Apôtres : « Quand ils eurent fini de prier, le lieu où ils étaient réunis se mit à trembler, ils furent tous remplis du Saint-Esprit et ils disaient la parole de Dieu avec assurance. » (Ac 4, 31)
Quel enseignement pour nous, frères et sœurs ! Et particulièrement en ces temps de changement pour notre paroisse et la nomination prochaine d’un nouveau curé. La prière et la prière commune n’est pas une option si nous voulons être la communauté des disciples de Jésus. Elle doit avoir une place importante dans la vie de la paroisse. Non pas un « à côtés » pour personnes pieuses et qui auraient plus de temps pour prier, mais les solides fondations dont la paroisse a besoin. Mais la première communauté naissante nous rappelle aussi que la vie fraternelle, la vie de communion où chacun se reçoit véritablement comme un frère et une sœur, où chacun prend soin les uns des autres comme on prend soin des membres de sa propre famille est aussi essentielle pour faire grandir l’Église. Car nous le savons bien, seule la communion est missionnaire. Une communauté qui ne prie pas, qui ne se tourne pas ensemble vers le Seigneur laisse la porte ouverte à toute sorte de tensions, de divisions où naissent alors des petits clans en quête de pouvoir. Une Église fraternelle, unie est une Église qui grandit et qui devient féconde.
Mais quelle est la prière que Dieu demande dans ces temps que traverse la première communauté des disciples de Jésus ? Celle de Jésus dans l’Évangile nous apporte un éclairage. Dans cette prière sacerdotale de Jésus, prière qu’il prononce à quelques heures de son arrestation, de son procès, de sa condamnation à mort et de sa crucifixion, Jésus ne demande pas à ne pas être éprouvé, ni à être protégé de ces épreuves qui s’annoncent. Jésus par cette prière nous révèle son cœur de fils, tourné vers son Père, confiant en son Père, abandonné pleinement dans les mains de son Père. Cette prière toute filiale est un cri d’espérance au cœur même de l’épreuve annoncée : « Père l’heure est venue. Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie. » C’est comme si Jésus annonçait déjà la victoire alors que l’épreuve ne fait que commencer. Cette prière est aussi une prière d’intercession. « Je prie pour eux ; ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés » dit Jésus. Dans sa prière, Jésus n’est pas centré sur lui-même. Il prie son Père pour ses disciples, pour ses amis. Même dans ces heures d’incertitudes Jésus a souci des siens, de ceux qu’il aime ne veut pas qu’ils se sentent abandonnés. Telle doit être notre prière commune, une prière d’abandon dans les mains du père pour apprendre à faire sa volonté, à la discerner et une prière d’intercession pour les frères et les sœurs qui nous sont confiés. Voilà la prière qui doit être la nôtre en ces temps de changement. Non pas prier pour que le prochain curé soit comme ceci ou comme cela, comme je voudrais qu’il soit mais pour que, avec lui, la communauté cherche à faire la volonté du Seigneur et discerne les chemins pour y parvenir. Cela donne à la communauté, à la paroisse, à l’Église mais aussi à chacun de nous, une force, une unité et une audace missionnaire.
Car, c’est aussi ce que nous rappelle le Christ dans l’évangile de ce jour. La mission qui a été la sienne tout au long de sa vie terrestre est aussi notre mission, celle de la paroisse, celle de toute l’Église. « J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner » ; « je leur ai donné les paroles que tu m’avais données » ; « je suis glorifié en eux. » La joie du Christ est d’avoir annoncé le Père de toute bonté et de toute miséricorde à ses disciples. La joie de Jésus c’est d’avoir transmis la Parole de vie aux hommes de son temps. La joie de Jésus Christ c’est d’avoir offert à tous la vie éternelle. Telle doit donc être la mission de toute l’Église, de notre paroisse et nous savons que lorsqu’elle se met ainsi au service de cette mission, elle y trouve la joie, cette joie que rien ni personne ne peut nous enlever.
Frères et sœurs, inspirons-nous du témoignage de cette première communauté des disciples du Christ, dans sa prière, dans sa vie fraternelle et dans son témoignage de vie. Nous serons alors près à l’accueillir l’Esprit Saint qui fait toute chose nouvelle. Amen
P. Mickaël, curé
Homélie du 14 mai 2026 =>
Ascension
Méditation
Père Michel COTTEREAU
Prêtre coopérateur
« Jésus leva les yeux au ciel et pria ainsi »
Nous sommes au chapitre 17 de St Jean. Nous appelons ce chapitre : la prière sacerdotale. Jésus prie. Souvent j’entends dire : « je ne sais pas prier. » Je ne vais pas vous faire un traité sur la prière mais vous donner trois pistes pour entrer dans la prière avec Jésus et un conseil de lecture.
La condition essentielle pour commencer à prier, c’est prendre le temps
Prendre le temps d’écouter et dire merci.
Le Pape Paul VI disait : « le silence est l’activité profonde du cœur qui écoute. » Faire silence prendre le temps de s’assoir et d’écouter. Laisser l’Esprit Saint prier en moi et laisser surgir les mots de la louange. Il y a des gens qui n’arrêtent pas de parler. On se dit mais va-t-il se taire pour je puisse en placer une ? C’est souvent comme ça dans notre prière. Il faut commencer par laisser parler Jésus lui la Parole de Dieu.
Il faut apprendre à se taire et savoir dire MERCI
Prendre le temps de parler et demander pardon.
Parler oui mais pas de bavardage, de commérage. Dire une parole réfléchie, dire simplement les mots de ma vie. Prendre le temps de parler c’est entrer en dialogue avec Jésus. Un enfant me disait un jour : « dit Michel je lui parle à Jésus, mais lui ne me répond pas. » Jésus nous répond toujours, c’est nous qui ne savons pas écouter. Il parle par l’histoire des hommes, il parle par l’histoire de l’Église. Il parle au plus profond de mon cœur. « Je l’avise et il m’avise » disait ce brave paysan au curé d’Ars.
Pardon pour les paroles inutiles ou blessantes
Prendre le temps de regarder.
Quand Jésus prie il regarde ceux qui l’entourent. Il prend le temps de regarder ses disciples. Prier c’est aussi laisser le regard de Jésus se poser sur moi, un regard de bienveillance, d’amour et de miséricorde. La prière c’est aussi mon regard qui s’ajuste sur les réalités qui nous entourent. Les réalités qui blessent l’homme, mais aussi les réalités qui élèvent l’homme à la vie de Dieu. Et le regard de l’homme qui prie devient une main qui se tend et qui relève.
Savoir demander le juste nécessaire pour aimer et donner.
Aujourd’hui nous avons pris le temps de la rencontre avec Jésus dans cette Eucharistie. Cette rencontre nous renvoie cette semaine et les autres jours à ce devoir de s’assoir avec Jésus. Un jour un père jésuite me disait : « je ne supporte pas les gens qui disent, je n’ai pas le temps. » Le temps Dieu nous le donne. C’est ce que nous faisons du temps qui ne va pas. » Avec Jésus apprenons à prendre le temps de prier. Pour cela je vous invite à lire et méditer un texte majeur : « Désirer la vie heureuse. » Lettre de Saint Augustin à Proba sur la prière. Proba une veuve de haute noblesse romaine, pose pour nous la question de la prière à Saint Augustin. Il lui répond par une lettre magnifique. Je vous souhaite une bonne lecture méditative.
« Ecoute avec moi, je ne dis pas « écoute moi ». En effet, dans cette école, nous sommes tous des disciples. Augustin. Sermon 261
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